Historique de la paroisse Sainte-Julie

 
 

 La fondation de la paroisse Sainte-Julie de Verchère remonte à 1852. Le premier curé desservant fut M. l'abbé Maxime Piette, curé de Saint-Bruno, qui eut  pour sucesseur MM. les abbés Joseph Théorêt, J. Camille Daigneault et Jean-Baptiste Jobin.

Cette paroisse est un démembrement de Varennes. Elle était autrefois désignée sous le nom de  « Grand Coteau ».  La chapelle fut  construite avant novembre 1849 sur le terrain donné par Dame Julie Gauthier dit Saint-Germain veuve Lussier.

 

 

Peu de gens savent que l'Église actuelle construite en 1902, est la deuxième de la paroisse Sainte-Julie. Une chapelle en bois a servi de lieu de culte pendant 53 ans ! Encore moins ceux qui peuvent imaginer cette chapelle situé de façon perpendiculaire à l'église actuelle, c'est-à-dire parallèle à la rue Principale.

Le 24 octobre 1848, dans son décrêt érigeant la chapellerie de Saint-Joseph dans la concession du Grand Coteau, Mgr Bourget permet la construction d'une chapelle en bois, au lieu le plus central et le plus commode.

Quelques mois auparavant, un marché était conclu avec le maître-charpentier, de Beloeil, Antoine Provost, à l'effet de construire la charpente de cette chapelle qui doit s'élever sur une fondation en pierre déjà en place.

En novembre, «malgré la dureté des temps et la disette d'argent presque générale», la chapelle, vaste et spacieuse, garnie de bons planchers et peut être employée convenablement au culte.

   
  La fabrique de la paroisse  Sainte-Julie possède aussi d'autre Bâtiments curiales, comme le presbytère et la maison du bedeau.

À l'époque, le presbytère est situé à l'endroit de l'église actuelle et mesure 30 x 28 pieds. À la suite de la construction du deuxième presbytère , le «vieux presbytère» est vendu en plusieurs parties, en 1894, par un encan public. Le vieux presbytère est actuellement situé au 1724 rue Principale.
Quand à maison de la fabrique à l'usage du bedeau, elle est construite en 1866, le devis de construction très détaillé de cette maison  indique qu'elle est faite en bois et que ses dimentions sont de 24 x 24 pieds. Elle possède un étage,  une cave, un grenier et un perron sur toute sa longueur.

Aujourd'hui ce bâtiment situé au 1718 rue Principale, est loué à la Maison de l'Entraide.

   
  Le «Martyre de Sainte-Julie» en son entier, tel que photographié en octobre 1902.

Selon Laurier Lacroix, Sainte-Julie est représentée au moment de son martyre, immédiatement avant son apothéose. L'Oeuvre d'Ozias Leduc montre le fronton d'un temple qui sert à unifier la partie céleste à la scène terrestre. Dans la composition, les spectateurs sont placés devant une gloriette faite de colonnes doriques supportant un trellis de poutrelles ornées de vignes. L'élément végétal, fluide, unit aussi les deux parties. Celle-ci fut caché par un mur pour installer un autel de marbre.

   
  Un mois avant l'inauguration de l'église, le 8 octobre 1902 l'évêque de Valleyfield bénit le nouveau carillon de trois cloches . Acquise auprès de la maison Montréalaise Royer et Rougier, la nouvelle sonnerie de l'église Sainte-Julie est favbriqué par la maison Crouzet Hildebrand de Paris France.

Elles portent chacune un nom, de gauche à droite, Léon-Paul-Camille, Marie-Joseph-Julie-Anne, Louis-François-Antoine.

   
  En 1906, d'autres éléments sont ajoutés pour bonifier L'apparence du décor intérieur.

C'est à ce moment que la paroisse se porte acquéreur d'un nouveau maître-autel.

Ce meuble, fait de marbre saccalogia (simi-marbre), est commandé à la maison Daprato de Chicago, qui se spécialise dans ce genre de travaux.

De style néo-baroque, l'autel-retable se caractérise dans ce genre architecturale par son couronnement en volute, sa niche patronymique don le cul-de-four a la forme d'une coquille et sa colonnade  classique qui compose l'essentiel du retable tout en rythmant l'espace.

   
  Aspect Archtectural.

Ce lieu de culte a une architecture qui s'inspire de divers styles le roman, le byzantin et même le gothique.

Ce genre stylistique se nomme  l'éclectisme.

L'architecture romane s'y caractérise par l'utilisation de l'arc en plein centre pour les ouvertures, d'un parement de pierre de Deschambault travaillé en relief créant des bandeaux décoratifs de forme géométrique, sorte de damier de pierre, sans oublier les bandes lombardes (arcades miniatures) ainsi que les colonnettes engagées des portails sur lesquelles part une large voussure en ressaut.

De plus certaines composantes de façade telles que les pinacles coniques, la rosace centrale et les gâbles sis sur les quatre faces du clocher au sommet des ouvertures, font référence à l'architecture gothique.

Le monument du Sacré-Cœur est exposé devant l'église, a été offert par Tancrède Bienvenue de la banque Provincial le 4 mai 1928. La base de granit a été offerte par M. et Mme. Alphonse Trudeau.

Vue intérieure de l'église actuelle.

Orgue : Joseph-Émile Pépin 1907.

Un crucifix de 9 pieds de haut est offert en 1894 par les paroissiens comme souvenir de mission, il est situé à l'arrière de l'église.

 

Les autels latéraux datent de 1902.

L'église est modernisée en 1972, dénuant l'ambon et donnant le lustre central à la paroisse de l'Acadie.

 

   
  La paroisse possède le cimetière depuis sa fondation, la première sépulture date du 23 février 1852

Le 14 septembre 1947, fête de l'Exaltation de la croix, son excellence   Mgr A. Forget évêque de Saint-Jean, procédait à la bénédiction d'une nouvelle croix érigée dans le cimetière.


 

1851 - 2001
150e anniversaire de la ville de Sainte-Julie

3 juin 2001,  plus de 700 personnes ont accepté l'invitation du curé Yvon Shastkoff  pour assister à une messe-souvenir qui a eu lieu à l'église de Sainte-Julie,  Chants latins,  procession et costumes d'époque étaient à l'honneur en cette journée.

C'est à une cérémonie aux couleurs d'antan  que les julievillois présent on eu la chance d'assister. Yvon Shastkoff ,  prêtre-modératuer de la paroisse, a célébré cette messe assisté entre autre du curé de la paroisse Saint-François d'Assise, Jean-Louis Auger  et de l'ancien curé de la paroisse Sainte-Julie, René Geoffrion. En plus des chants en latin magnifiquement interprétés par la chorale de la paroisse, les participants ont eu droit à quelques prières en latin et à une belle homélie préparé par Yvon Shastkoff.

     
 

Sainte Julie
On sait peu de chose sur cette sainte; ce que l'on sait d'elle est dû en grande partie à des traditions tardives et incertaines. Issue selon certains d'une noble famille chrétienne de Carthage, pour d'autres de Corse (vers le Ve ou le VIe siècle), Julie aurait été vendue comme esclave par les conquérants vandales à un marchand syrien.  Le navire qui la conduisait en Gaule fit une escale en Corse.  Comme Julie refusait d'y participer à une fête païenne en sacrifiant aux dieux, elle fut clouée à une croix. Ses reliques sont l'objet d'un pèlerinage à Nonza, sur le Cap Corse.  Elle est la patronne de la Corse.

Fête : 22 mai.